Réponse du GDEAM à Daniel Fasquelle

Suite aux propos abusifs tenus par le Maire du Touquet, le GDEAM a

 transmis à la presse, le 26-01-2011, le communiqué qui suit.

COMMUNIQUE DE PRESSE DU GDEAM

 26 janvier 2011

 A la suite de la publication dans le bulletin municipal du Touquet

 (janvier 2011) d’une tribune du député-maire au sujet du contentieux

 sur les permis de construire du lotissement des Boutons d’Or (propos

 repris dans " Les Echos du Touquet " du 19 janvier 2011), nous

 tenons à faire la mise au point suivante :

 Le GDEAM n’a exprimé à aucun moment les " remords " qui lui sont

 attribués pour son action contentieuse contre ces permis. Le député-

 maire semble interpréter certains propos tenus par notre présidente

 dans un sens qu’il estime sans doute favorable à sa communication

 envers les propriétaires des terrains et plus largement envers les

 Touquettois, mais qui n’a rien à voir avec la réalité.

 La définition du terme " remords " comme un " sentiment douloureux,

 angoisse accompagnée de honte que cause la conscience d’avoir mal

 agi " (cf. le Petit Robert) est tout à fait inadéquate pour décrire

 l’état d’esprit qui règne au sein de l’association, ce qu’illustre

 la décision du Tribunal Administratif qui a donné droit à nos

 recours et ainsi reconnu le bien-fondé de notre action. Regret n’est

 pas synonyme de remords, comme le dit cette citation de Vauvenargues :

 " Le regret consiste dans le sentiment de quelque perte, ; le

 repentir, dans celui d’une faute ; le remords, dans celui d’un crime

 et la crainte du châtiment ".

 Si l’association a exprimé à maintes reprises ses regrets face à un

 tel gâchis, elle ne s’en estime en rien responsable puisque ce

 gâchis résulte de l’obstination du député-maire et de son équipe à

 vouloir imposer leur conception très particulière de la Loi

 Littoral. Ce gâchis aurait pu être évité si le député-maire avait

 reconnu son erreur dès le dépôt du premier recours gracieux et

 retiré les permis dans les délais prescrits par la loi. Le retrait

 des permis aurait permis aux propriétaires de trouver directement un

 compromis avec la commune afin de récupérer leur mise de fonds et de

 se dégager de l’imbroglio dans lequel ils sont aujourd’hui englués,

 et pour longtemps si la commune s’entête à épuiser tous les recours.

 Au lieu de quoi non seulement le député-maire n’a pas retiré les

 permis incriminés, mais s’est au contraire entêté à en délivrer

 d’autres tout en se répandant publiquement en une prétendue volonté

 de négocier avec le GDEAM pour semer la confusion dans les esprits.

 Le député-maire semble encore avoir une conception confuse de la

 signification des mots en confondant le dialogue, qui consiste en un

 échange d’arguments dans l’espoir de convaincre ses interlocuteurs,

 et la négociation, où l’on échange plutôt ce qu’il est convenu

 d’appeler de bons procédés, ou des compensations matérielles sous

 diverses formes concrètes.

 Le GDEAM n’a jamais refusé le dialogue par principe, mais a

 soigneusement évité de se retrouver enfermé dans cette logique de

 donnant-donnant qui aurait pu laisser croire que l’association

 s’estime en droit de court-circuiter l’action de la justice dans une

 procédure qui relève de ses prérogatives. C’est le député-maire lui-

 même qui a coupé court au dialogue en opposant une fin de non-

 recevoir à nos recours gracieux dès le début de cette affaire.

 Enfin, le GDEAM estime utile d’informer toutes les parties qu’il

 considère que le député-maire fait preuve d’un déni de la réalité

 manifeste et d’un optimisme exagéré lorsqu’il affirme que le

 tribunal a reconnu les arguments de la commune à l’exception d’un

 seul qu’il serait de pure formalité de faire rejeter en appel.

 Statuant " en l’état du dossier ", le tribunal a estimé que le moyen

 lié à la construction en discontinuité (article L. 146-4 du code de

 l’urbanisme) était suffisant pour motiver l’annulation des 4 permis.

 Le député-maire, par ailleurs professeur de droit, n’est pas sans

 savoir que l’ensemble des moyens, y compris le caractère d’espace

 naturel remarquable des dunes boisées, sera de nouveau examiné en

 appel. A cet égard, le GDEAM dispose de nouveaux arguments qu’il ne

 manquera pas de faire valoir auprès de la Cour d’Appel de Douai.

 Le seul point sur lequel le GDEAM converge avec les propos du député-

 maire réside dans le rappel de la responsabilité de la municipalité

 précédente dans la délivrance de l’arrêté de lotissement et

 l’ouverture à l’urbanisation de ce secteur.

 C’était en effet manifester bien peu de considération pour ce qui

 reste des 1.000 hectares originels de la " Forêt du Touquet ", en

 dépit de sa contribution significative à la prospérité de la commune

 depuis près d’un siècle et demi en tant que vitrine touristique.

 N’oublions pas néanmoins que M. Fasquelle était déjà membre de la

 majorité municipale avant de prendre le fauteuil de maire et qu’à

 notre connaissance, il n’a jamais exprimé de réserves sur ces

 projets lorsqu’ils étaient portés par son mentor Léonce Desprez.

 Nous laissons à Monsieur Fasquelle le soin de nous préciser s’il en

 éprouve aujourd’hui quelque regret, repentir ou remords…

 

 David Facon, Secrétaire du GDEAM

12 votes. Moyenne 2.75 sur 5.

Commentaires (15)

1. Dorothyglole 19/07/2017

Absolutely NEW update of SEO/SMM package "XRumer 16.0 + XEvil 3.0":
captchas solving of Google, Facebook, Bing, Hotmail, SolveMedia, Yandex,
and more than 8400 another categories of captcha,
with highest precision (80..100%) and highest speed (100 img per second).
You can connect XEvil 3.0 to all most popular SEO/SMM programms: XRumer, GSA SER, ZennoPoster, Srapebox, Senuke, and more than 100 of other software.

Interested? You can find a lot of introducing videos about XEvil in YouTube.
See you later!


XRumer20170718

Voir plus de commentaires
Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau